SECURITE DES USAGERS

GERER LES RISQUES

09-06-2021 16-58-52

La démarche de gestion des risques

Le risque fait partie de toute activité humaine, a fortiori dans un domaine complexe et en constante évolution comme celui des médecines complémentaires. Les professionnels mettent en œuvre différentes actions (préventives, thérapeutiques…) et différentes organisations (télétravail, suivi à domicile, centres pluri professionnels, etc …), dont l’objectif est d’apporter un bénéfice aux usagers. Ces actions et ces organisations peuvent cependant avoir des impacts plus ou moins négatives si le professionnel n’est pas informé ni formé correctement.

Dans le contexte actuel de discrédit des professionnels non conventionnés et des médecines complémentaires, une démarche dite « de gestion des risques », visant à étudier le nombre d'effets associés aux soins (EAS), doit être mise en place.

 

Principales étapes d’une démarche de gestions des risques

      1.  Mettre en place une démarche pluri-professionnelle grâce à une organisation réunissant tous les acteurs concernés par le mode d’exercice, et adaptée au secteur d’activité. Pour être efficace cette démarche de gestion des risques doit être intégrée au quotidien dans la gestion des professionnels ou dans la structure dans laquelle travaillent les professionnels.
      2. Repérer et identifier les éventuels risques d'évènements indésirables dans le processus de soins. Cela est réalisé par le professionnel ou le groupe en essayant d'identifier à la fois ceux qui pourraient se produire (c’est l’approche dite a priori ou proactive), et d'autre part ceux qui se sont déjà produits (c’est l’approche dite a posteriori ou réactive).
      3. Analyser ces risques : c'est-à-dire évaluer les risques en termes de gravité et de fréquence et déterminer leurs causes et leurs conséquences. Puis les hiérarchiser afin de les prioriser.
      4. Traiter en priorité les éventuels risques jugés non acceptables, c'est-à-dire rechercher des solutions, le plus souvent sous formes de barrières de sécurité, pour empêcher la survenue des effets négatifs associés aux soins (EAS) et en limiter leurs conséquences.
      5. Assurer le suivi et l’évaluation de la démarche et mettre en place un retour d’expérience, c’est-à-dire un partage entre professionnels des enseignements retirés de cette démarche.

 

Deux approches complémentaires :

L’approche a priori (ou proactive) & L’approche a posteriori (ou réactive)